
En recherchant des points communs entre les lieux du jeux Silent Hill, je suis retombé sur l'histoire du sanatorium.
Je vais vous contez la petite histoire... Mais avant un peu d'histoire :
Au siècle dernier, on l’appelait la peste blanche et son palmarès était de
100 000 victimes par an. Je parle de la tuberculose.
De toutes les stratégies médicales plus ou moins heureuses mises au point pour traiter le fléau, celle qui résistât le mieux aux modes thérapeutiques fut l’exposition au grand air et au soleil, ordinairement considérée comme une condition nécessaire à l’amélioration de l’état des tuberculeux.
À l’ère industrielle, les prières font donc place aux sanatoriums. Au début privés et donc réservés aux classes moyennes ou supérieures, il accèdent à la gratuité en 1892.
Le début du XXe siècle verra le grand essor de ces structures : 250 sont construits entre 1900 et 1950 en France. Souvent bâtis face à la mer, à proximité de forêts de pins ou de sapins, ils sont spécialement conçus pour le traitement de la maladie, car en l’absence de traitement médicamenteux, le remède préconisé est la cure de soleil et d’air chargé de l’effluve des pins, ainsi que la mise en quarantaine pour endiguer les risques de contagion.
De là, leur architecture particulière : de grandes baies vitrées, beaucoup de fenêtres, de la verdure (ou comment crever la tête dans les cimes).
Waverly Hill

Ouvert en 1910, ce qui n’était au début qu’un petit hôpital destiné à accueillir une cinquantaine de patients dut s’agrandir d’année en année pour faire face à la propagation de la maladie, jusqu’à devenir le plus grand sanatorium d’Amérique, un établissement comptant plus de 400 salles réparties sur 5 étages et doté d’un équipement des plus modernes.
S’étirant sur toute la colline, souvent comparé à une chauve-souris étendant ses ailes, le sanatorium de Waverly Hill, dans l’état du Kentucky, accueillit les tuberculeux de la région, auxquels s’ajoutèrent ensuite les soldats rentrés du front infectés par le bacille à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
À l’époque, la tuberculose est la première cause de mortalité en Europe et en Amérique du Nord, devant les armes à feu et les accidents. Il faudra attendre la découverte des antibiotiques dans les années 1928 pour envisager de parler de la peste blanche au passé.

Après cinquante ans d’activité, le Sanatorium de Waverly Hill sera transformé en 1961 en centre gériatrique, fermé à son tour en 1982 pour cause de mauvais traitements à l’égard des pensionnaires, laissant alors place à la légende.

Car depuis, des rumeurs circulent ; les gardiens et visiteurs auraient aperçu des ombres mouvantes, des visages aux fenêtres, entendu des chuchotements, senti des odeurs de cuisine et vu quantité de ces fameux orbes...

À l’histoire du lieu, déjà sinistre, vont se mêler anecdotes et légendes urbaines.
On y apprend donc que plusieurs dizaines de milliers de personnes y seraient mortes, que les patients y servaient de cobayes à des expériences dignes de Mengele, qu’on évacuait les cadavres par un tunnel, le sanatorium a sa chambre maudite aussi, la 502 où se serait pendue une infirmière en 1928 (et puis peut-être une autre).
Par contre, certaines inexactitudes concernant l’histoire du lieu peuvent être corrigées. Ainsi, des articles sur le sujet affirme que
63 000 personnes seraient décédées à Waverly Hill. En vrai, ce chiffre, originellement dû à une erreur typographique, 7 ou 8 000 étant un maximum d’après les historiens, un quota hélas normal pour cette pathologie.

Des expériences sauvages auraient été effectuées sur les patients, les cadavres des malheureuses victimes étant ensuite évacués de nuit par le fameux « tunnel de la mort ».

Les impressionnantes « thoracoplastie » Or, cette technique chirurgicale qui, bien que très invasive, était tout à fait légale et permis parfois de sauver des vies :
Elle consiste en une ablation de plusieurs côtes destinée à provoquer un affaissement d’une zone du poumon pour priver le bacille d’oxygène. Cette opération était effectuée avec l’accord du patient et s’avérait souvent celle de la dernière chance pour des malades que d’autres traitements avaient échoué à guérir.
Je vous invites à découvrir le film "Death Tunnel" pour rester dans cette ambiance et les différents sites tel que celui-ci :
http://www.thinesclaude.com/le-sanatorium-de-waverly-hills.phpPour rester dans le détail de la légende urbaine.
Et enfin, l'un des site officiels du sanatorium qui donne aussi froid dans le dos que l'hôtelOverlook de "Shining":
http://whsmemorial.tripod.com/id38.html
